© 2020 by AKALLY

  • Youtube
  • LinkedIn Social Icône

Le tissu en wax

The wax fabric

Le wax encore appelé « tissu africain » est un tissu en coton imprimé de qualité supérieure servant à la confection de vêtements d’une grande renommée. Son origine remonte à l’époque de l’arrivée des premiers Européens en Afrique de l’Ouest.

Les Hollandais, qui entretiennent des rapports commerciaux avec l’Indonésie depuis 1602, prennent Malacca aux Portugais en 1641.

De 1663 à1674, ils s’installent à Sumatra, Macassar, Java au moment où des guerres de succession affaiblissent les sultanats.

En 1799, la Hollande possède plusieurs colonies en Indonésie.

Au XIXe siècle, les révoltes incessantes qui s’y déroulent, décidèrent les Hollandais à recruter et à former des mercenaires sur les côtes d’Afrique de l’Ouest où ils possédaient déjà quelques comptoirs commerciaux. C’est ainsi que les hommes du royaume ashanti, situé en Côte de l’or, l’actuel Ghana [1], partirent combattre à Bornéo et à Sumatra. Après avoir rendu de loyaux services à leurs employeurs, ils retournèrent dans leur pays les malles remplies de jolis batiks indonésiens. Ces tissus eurent un succès foudroyant aussi bien auprès de l’aristocratie qu’auprès de tout le peuple ashanti. Le pagne batik allait bientôt acquérir la même valeur que l’or dans toute l’Afrique de l’Ouest et notamment dans ce « royaume de l’or ». 

Wax hollandais à gauche, védomè à droite

Les Hollandais, en commerçants avisés, s’aperçurent rapidement du profit qu’ils pouvaient tirer de cet engouement. C’est ainsi qu’ils installèrent chez eux, en Hollande, des usines dont le seul but était d’inonder l’Afrique de l’Ouest de pagnes inspirés du modèle indonésien et fabriqués selon la technique de la cire perdue. Ces pagnes sont nommés des wax, mot qui signifie cire en anglais. Le pagne wax venait donc de naître. Des commerçantes de ces étoffes apparaissent un peu partout dans les grandes villes de l’ouest africain. Une classe de femmes riches vient de voir le jour. Au Togo [2], on les appelle les « Mamans Benz » parce qu’elles ne se déplacent qu’en voiture de luxe Mercedes-Benz et possèdent souvent plusieurs hôtels dans différents pays africains. Au départ, toutes les femmes allaient se ravitailler au Ghana. Puis quelques années plus tard, elles ont commencé à acheter directement leurs marchandises chez les Hollandais.   

The wax, also known as "African fabric", is a high-quality printed cotton fabric used to make clothing of great renown. Its origin goes back to the time of the arrival of the first Europeans in West Africa. The Dutch, who have been trading with Indonesia since 1602, take Malacca to the Portuguese in 1641. From 1663 to 1674, they settled in Sumatra, Macassar, Java at a time when wars of succession weakened the sultanates. In 1799, Holland has several colonies in Indonesia. In the nineteenth century, the incessant revolts that took place there, decided the Dutch to recruit and train mercenaries on the coasts of West Africa where they already had some trading posts. Thus the men of the Ashanti kingdom, located in the Gold Coast, the present Ghana [1], went to fight in Borneo and Sumatra. After having rendered loyal services to their employers, they returned to their country trunks filled with pretty Indonesian batiks. These cloths were a great success both among the aristocracy and all the Ashanti people. The batik loincloth would soon acquire the same value as gold throughout West Africa and especially in this "kingdom of gold". Dutch Wax on the left, Védomè on the right The Dutch, as wise traders, quickly realized the profit they could derive from this craze. In Holland, for example, they set up factories whose sole purpose was to flood West Africa with pagnes inspired by the Indonesian model and made using the technique of lost wax. These loincloths are called wax, which means wax in English. The wax loincloth had just been born. Shopkeepers of these fabrics appear everywhere in the big cities of West Africa. A class of rich women has just been born. In Togo [2], they are called "Benz Moms" because they travel only by Mercedes-Benz luxury car and often have several hotels in different African countries. Initially, all women would go to Ghana for food. Then a few years later, they started buying directly from the Dutch.

Préparattion du thé à la menthe

  1. Etape 1

    Faire chauffer de l'eau, verser 1 petit verre d'eau bouillante sur 2 cuillères à café de thé vert.

  2. Etape 2

    Après une minute, jeter le liquide, garder le thé

  3. Etape 3

    (c'est pour enlever la première amertume du thé), puis verser le reste de l'eau (il faut avoir une petite théière, équipée idéalement d'un filtre dans le bec verseur, c'est + facile).

  4. Etape 4

    Ajouter ensuite la menthe fraîche, en noyant tout de suite les feuilles dans l'eau (si elles surnagent, elles prennent un goût de brûlé, un peu amer -avec l'habitude, vous le reconnaîtrez- c'est pour les marocains quand le thé est brûlé).

  5. Etape 5

    Par dessus, ajouter les sucres (au moins 25-30 sucres pour 4-5 verres).

  6. Etape 6

    Pour mélanger, on ne remue pas avec une cuiller,

  7. Etape 7

    on prend un verre, on verse de la théière dans le verre, puis le verre dans la théière, et ainsi de suite plusieurs fois, le contenu sera mélangé.

  8. Etape 8

    On verse dans les verres en tenant la théière bien haut pour faire 'mousser' le sucre... et on boit très chaud.

               Préparation du thé sahraoui ( thé des touaregs )
 
 
 
Le thé n’est pas une simple boisson pour les Sahraouis mais bien plus. Il s’agit en fait d’un rituel qui symbolise l’unité de la famille sahraouie. Les populations locales se retrouvent dans une ambiance conviviale autour du thé pour renforcer leurs liens familiaux et amicaux. Cette réunion autour de la tiédeur de ce verre, traduit quelques facettes du patrimoine socioculturel propre aux habitants du Sahara marocain, conservé et perpétué de génération en génération.  Ces traditions font, que servir le thé, constituent un rituel spécial, dont la préparation peut intervenir à tout moment de la journée. Aucune soirée de distraction ne peut être envisagée sans le thé et le cérémonial qui accompagne sa préparation. En effet, les dernières nouvelles et les affaires de la vie courante sont discutées autour d’un verre de thé. Ces mêmes traditions imposent que le thé  sahraoui doit impérativement intégrer «  la théorie des trois J ». Le premier  « J »  Jamaâ  signifie un groupe de personnes. Ce premier composant  exige de servir le thé lorsque l’on se trouve en groupe et plus il y en a et mieux c’est. Ce groupe  passe le temps en buvant du thé et en abordant les sujets de la vie quotidienne. Le deuxième « J » correspond au « Jarr », qui signifie le prolongement. Ce deuxième élément veut que la préparation du thé soit longue. Cela laisse à l’assemblée assez de temps pour traiter de diverses questions socio-économiques en toute quiétude et sans le moindre stress. Le troisième « J » correspond au « Jamr », qui n’est que charbon allumé, et qui fait que  le feu traditionnel au charbon doit être utilisé pour la préparation du thé, ce qui lui donne toute sa saveur.  Dans les provinces sahariennes, le thé est un produit de première nécessité. Elle constitue la boisson qui prédomine l’animation nocturne à l’intérieur des foyers. Le thé est présent dans toutes les maisons et les tentes. Les Sahraouis affichent un profond respect à leurs coutumes et traditions y compris servir le thé aux hôtes. Ce qui constitue une marque d’hospitalité et de bienvenue. C’est pour cette raison que les Sahraouis ont toujours fait en sorte de disposer du thé , quitte à échanger une ou plusieurs têtes de bétail contre des sacs de thé et de sucre.  «Pour nous, servir du thé est un art qui réunit tous  les éléments esthétiques. Le thé n’est pas un luxe mais une nécessité», explique à ALM Mohamed Lamin Yara, un cheikh  sahraoui.  Dans les provinces du sud, le préparateur de cette boisson princière est appelé « Al qayam », qui est sélectionné parmi les membres de la communauté sur la base de plusieurs critères dont l’éloquence, la maîtrise de la lecture et de la poésie, la noblesse et la largesse d’esprit.  L’attribution de la préparation du thé à un membre de l’assemblée est considérée davantage comme un plaisir et un honneur conféré qu’une corvée à subir. Souvent, ce sont les  hommes qui préparent le thé pour leur plaisir personnel. Cela dit, rien n’empêche les femmes de le faire surtout lors des grandes occasions familiales ou religieuses. Le préparateur du thé doit toujours veiller à faire en sorte d’éviter un mauvais maniement des ustensiles, à la présentation de verres non bouillis, le manque de propreté du plateau de thé ainsi que le défaut de communication. L’ensemble des personnes assistant à la cérémonie du thé passe leur temps à observer Al qayam. Lorsque le thé est d’excellente qualité, les verres vides sont lancés en direction de « Al qayam »  en reconnaissance de la qualité de sa préparation de thé et prononcent des compliments.
Dans la tradition culinaire de cette région, le thé doit être consommé après chaque repas. Selon certains Sahraouis, le thé joue un rôle important pour la digestion. Parmi les autres vertus du thé, il y a également le fait qu’il  lutte contre les principaux facteurs de vieillissement et les maladies cardio-vasculaires. D’ailleurs, certaines personnes ont la conviction, que le thé et la viande du dromadaire sont à l’origine de la bonne santé dont jouissent les Sahraouis. Au Sahara, il faut se plier à l’invitation à  la traditionnelle cérémonie du thé.  «On sert trois tours de thé dans de minuscules verres. Le thé sahraoui est un peu forcé, corsé et sucré», révèle Fatima, une sahraouie d’origine.